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Bienvenue !

Bonjour, Bonjour à tous ! ^^

Vous vous demandez à quoi consiste ce blog n’est-ce pas ? C’est simple, voici toutes les explications concernant le monde du manga !!!!! youpiiii :)

Cela fait quelques semaines, que j’avais en tête de mettre en ligne mon travail personnel ! Et vala le travail est enfin réalisé.

Evidemment j’ai cité mes sources. Cela aidera à des fans à obtenir plus d’information sur le manga, en obtenant ces livres :)

Bonne visite !!!! et Bonne lecture !!!!

MelOu

Sommaire du blog

[Pour accéder aux chapitres, cliquez sur les titres principaux]

Introduction

Les caractéristiques du manga

La forme et la narration

  • Le sens de lecture
  • Du noir et blanc
  • Les jeux de trame
  • Les bulles
  • Le personnage mannequin et le personnage témoin
  • Un story-board
  • Le contraste du manga
  • Le graphisme

Les origines du manga

Au Japon

En Europe

Les types et genres de Manga

Le manga à la française

Le développement de la bande dessinée japonaise

Le marché de la bande dessinée japonaise

  • Au Japon

La circulation du manga

La relation professionnelle du mangaka et de l’éditeur

  • En Occident / En France

Les maisons d’éditions

Autres pays

La circulation du manga chez les éditeurs francophones

L’influence du manga

1. Les mangakissas

  • Qu’est-ce que c’est?
  • Pourquoi ces services?

2. Les musées consacrés au manga

3. Le mandarake

  • Qu’est-ce que c’est qu’un «mandarake»?

4. Le cosplay

  • Qu’est-ce que c’est que le cosplay?

Un bar cosplay

5. Le comicket : Le festival du manga

  • Qu’est-ce qu’un comicket ?

Les conséquences de cette influence ?

Comment s’est développé le comportement d’ »Otaku »?

Que signifie être Otaku au Japon et en Europe ?

Conclusion

Bibliographie

Introduction

Cela fait maintenant sept ans que je collectionne des bandes dessinées japonaises appelées « mangas ».  Mais que signifie réellement le mot  manga ? En réalité, le manga ne définit pas « la bande dessinée japonaise » mais se traduit par « images irresponsables » « images dérisoires » ou « images malhabiles ». En Italie, les fumetti est l’équivalent du mot « manga », il désigne les bulles ou « petites fumées » qui contiennent les dialogues. En Chine ce sont des manhuas et en Corée des manwhas, ces deux termes signifient également « images dérisoires ». La bande dessinée japonaise vit aujourd’hui, une époque d’épanouissement dans le monde, particulièrement dans les pays francophones à l’exemple de la France. Il y a de nombreux « rendez-vous manga » comme des festivals permettant de se rencontrer entre fans, de partager ses goûts en matière de manga et aussi de mieux connaître le Japon avec ses coutumes, son histoire et ses loisirs. Les maisons d’éditions publient de plus en plus de mangas, et elles créent également un espace sur leur site consacré à la BD japonaise, ce qui montre que ce type de bande dessinée commence à prendre une place importante dans ce type de marché en Europe.

Je suis moi-même une « fan de mangas », déjà à 6 ans, je regardais des dessins animés avec mes cousins et j’ai toujours été depuis, séduite par ce type de graphisme particulier. A l’âge de 12 ans, j’ai connu pour la première fois « Fruits basket » de Natsuki Takaya. A cette époque, cette animation (= dessin animé) était souvent diffusée sur Cartoon Network. Petit à petit, j’ai commencé à l’apprécier. Je la regardais régulièrement, jusqu’au jour où j’ai vu tous les épisodes. Puis comme elles étaient rediffusées, je les enregistrais pour pouvoir les revoir sans arrêt et les garder. Et un jour, j’ai su que Fruits basket était également en format papier, donc en manga. Pour moi c’était une énorme découverte !!!! J’ai commencé à les collectionner et à leur trouver une place dans ma « petite » bibliothèque. Cela a fait naître en moi une curiosité nouvelle, celle  de découvrir des autres mangas, pour les collectionner et les conserver. En tant que lectrice régulière, je pense que nous avons une chance énorme de pouvoir obtenir autant de choix en mangas dans notre petit pays, la Suisse. Bien que les mangas ne soient pas tous « géniaux », rechercher la collection de mangas « de qualité » et la conserver c’est mon but en tant que fan de bande dessinée japonaise. J’ai réalisé récemment que ce concept de choix, de sélection, de traitement ainsi que de conservation, c’est également ce que je fais au travail dans ma bibliothèque. C’est certainement pour cela que le métier d’assistant en information documentaire me plaît autant.

Si j’ai choisi ce sujet, c’est parce que je voulais, à travers ce travail, expliquer ce qu’est réellement le manga, ce phénomène et son influence chez le public francophone. Beaucoup de gens ont une fausse idée de ce type de bande dessiné à cause des scènes de violence ou de pornographie qu’on retrouve, qui sont en réalité des mangas destinés aux adultes. En général, la population ne connaissant pas la Bd. japonaise, a des idées stéréotypées de personnages ayant des grands yeux, une grande bouche et les cheveux en pique (ex : Dragon-Ball Z). Mais en réalité le manga cache d’autres choses, d’autres formes de graphismes ainsi que d’autres genres d’histoires. Malheureusement, les messages et les médias ont eu une influence négative sur les gens.

Ma problématique est « comment le manga a séduit les Japonais et les Francophones ? » elle explique les raisons du succès du manga aujourd’hui. Mes chapitres traitent du manga en général. Pour commencer j’aborde les éléments qui le caractérisent puis, son origine, comment il est apparu au Japon et en Europe, comment il a évolué jusqu’à aujourd’hui, ce qu’il offre comme genres d’histoires pour les différents publics et son importance dans le marché ainsi que son influence. Je ferai en sorte de montrer le vrai visage de la bande dessinée japonaise et de faire comprendre à celui qui lit ce travail de CFC pourquoi le manga à lui seul est un phénomène culturel particulier.

La forme et la narration

Pour commencer, il faut connaître les caractéristiques du manga. En analysant différents mangas, on constate qu’ils possèdent presque toujours la même forme physique : petit, rectangulaire et d’environ 14 cm. Ils possèdent dans leurs narrations différents symboles graphiques identiques, évidemment, les auteurs sont toujours libres de l’usage qu’ils font de leurs symboles. Il n’y a pas de vérité absolue mais seulement des usages plus ou moins réguliers. Voici quelques indications sur sa forme et son utilisation ainsi que des explications sur les « codes graphiques manga ».

· Le sens de lecture

Au Japon, tout imprimé se lit de droite à gauche. On lit dans le coin supérieur droit pour finir dans le coin inférieur gauche. A l’époque, les éditions francophones, se chargeaient de remettre les cases en lecture occidentale pour que le lecteur ne se sente pas perdu à cause du sens inverse. Aujourd’hui, les maisons d’éditions laissent le manga tel qu’il est présenté au Japon, pour qu’il garde sa forme d’origine. Cela garde son authenticité.

Le sens de lecture japonais à l’aide de « l’apprenti mangaka »[1]de Akira Toriyama et Akira Sakuma

· Du noir et blanc

Après la deuxième guerre mondiale, pour des raisons économiques, l’utilisation du noir et du blanc par défaut était nécessaire. C’est par des découpages cinématographiques ainsi que les story-boards que le manque de couleurs est compensé.

· Les jeux de trame

Pour que les mangakas parviennent à mettre le plus de nuances possible, ils utilisent les trames. Selon un article de Rodolphe Massé, dans le guide phénix du manga « Les trames permettent d’ajouter des textures et des ombres pour créer mouvements et reliefs, de donner de la vie aux personnages ». [2]

· Les bulles

Le manga est proche de l’impressionnisme. Les bulles sont très « créatives », pour oublier l’absence du son. La forme de la bulle peut nous donner des informations sur l’identité du personnage et la bulle en elle-même renforce la scène sur le lecteur.

· Le personnage mannequin et le personnage témoin

On appelle le « personnage mannequin », un personnage prenant une place considérable sur la page dans un carré placé à gauche ou à droite. Il y a également les « personnages témoins », se situant en arrière fond, par exemple lors des situations de combats.

· Un story-board

Nous trouvons fréquemment dans un manga « des découpages d’action ». Cette action nous amène à avoir une sensation de réalisme qu’on peut éprouver devant un film ou un dessin animé. On retrouve également les « points de vue », les « cadrages » les « effets de perspectives » ainsi que des « gros plans » utilisés dans les films.

· Le contraste du manga

Les mangas touchent tous les âges, hommes ou femmes, garçons ou filles, car son contraste s’ouvre sur de nombreux sujets qui sont souvent en opposition : apparence et essence, tradition et modernité, attente et surprise, contrainte et liberté, merveilleux et réel, nature et technologie, histoire vécue et histoire fantasmée, violence et pornographie. Je traite les différents genres de manga dans le chapitre « types et genres de manga ».

· Le graphisme

Une des particularités du manga, c’est sa diversité dans le style de dessin. Lorsque nous ne lisons pas de mangas, nous avons souvent l’impression que les personnages sont identiques. Mais en réalité, nous retrouvons dans chaque auteur son propre style graphique. Toutefois, les dessinateurs ont ce que l’on appelle des « codes » particuliers. Voici une partie des principaux codes qui caractérisent le manga :

    • De grands yeux

L’origine des « grands yeux » des personnages, provient des mangas du mangaka « Osamu Tezuka » un grand fan des « Disney ». Puis lors de la naissance du shojo manga (les mangas ciblant un public féminin), les mangakas ont voulu dessiner les Européens à la manière occidentale, donc avec de très grands yeux. Les yeux nous transmettent également les émotions. Ils ne sont pas présents dans tous les mangas, les personnages possédant ce type de graphisme se trouvent particulièrement dans les shojos manga.

Le manga Pita-ten [3]

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    • Traits de vitesse

Ce code est utilisé pour la rapidité d’une action. Ce sont des traits qui guident notre œil dans la bonne direction. Nous retrouvons ce type de traits dans un très célèbre manga, Naruto de Masashi Kishimoto édité par Kana.

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    • Onomatopées

Une onomatopée créée une « illusion sonore » par des indications. Les dessinateurs les utilisent couramment pour qu’on puisse ressentir la « vitalité » du personnage.

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o Le « SD »

Le SD signifie « Super Deformed ». Le dessinateur dessine parfois dans certaines scènes le personnage de manière caricaturale pour donner une touche d’humour dans l’histoire. Le « super déformé » ramène le personnage à l’état d’enfance, donc à l’aspect très mignon.

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    • La goutte de gêne

Cette goutte de gêne est fréquemment utilisée pour exprimer l’embarras lorsqu’il se trouve dans une situation ridicule. Elle est surtout utilisée dans un contexte comique.

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    • L’éclat de compréhension

Il annonce une brusque prise de conscience. Même interprétation que « l’ampoule » allumée au dessus de la tête d’un personnage issu d’une bande dessinée belge. Ce symbole graphique indique au lecteur qu’il s’est passé quelque chose d’important mais qui reste caché sur le moment.

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o La veine de colère

Ce code graphique est fortement utilisé pour montrer l’énervement du personnage.

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Tous ces codes graphiques sont indispensables, car ils mettent en scène les émotions des personnages. En les retrouvant dans de nombreux mangas, on observe que cela donne des repères pour le public et facilite la lecture. Ces symboles sont une des raisons du succès des mangas au Japon et dans le reste du monde car en ayant connaissance de leur signification, cela apporte un grand « plus » dans le récit. [10]


[1]TORIYAMA, Akira. Particularité narratives et esthétiques du manga. In : le monde fascinant du manga [en ligne]. http://manganima.free.fr/divers/mangakoi/particularites.htm (consulté le 5 mai 2008)

[2] Guide phénix du manga, ouvrage collectif. [S.l.] : Éd. Asuka, 2006. 36 p.

[3] Pita-Ten. Blog de Otaku-Chii [en ligne] . http://bf.img.v4.skyrock.com/bf6/otaku-chii/pics/364869210_small.jpg (consulté le 5 mai 2008)

[4] Le dessin manga : les lignes de vitesse .Mangamania : le site officiel des fans de manga [En ligne]. http://isa39moda3.free.fr/ISA41/mangamania/Images/Dessins/naruto_ch243_p06.png (consulté le 5 mai 2008)

[5] TAKAYA, Natsuki. Fruits basket. Paris : Delcourt, 2002. vol. 1

[6] NAKAJO, Hisaya. Parmi eux (Hanakimi). Paris : Tonkam, 2005. vol 18

[7] TAKAYA, Natsuki. Fruits basket. Paris : Delcourt, 2002. vol 1

[8] SIGAL, Denis. Grapholexique du manga. Paris : Eyrolles, 2006. p.117

[9] NAKAJO, Hisaya. Parmi eux (Hanakimi). Paris : Tonkam, 2005. vol. 18

[10] SIGAL, Den. Grapholexique du manga : comprendre et utiliser les symboles graphiques de la bd japonaise. Paris : Eyrolles, 2007. 7-12 pp.

PERRIER, Emilie. Manga, une esthétique de la limite ?. DBD l’actualité de la bande dessinée : tout savoir sur le manga. Hors série, juillet 2007, pp. 98-103

Guide phénix du manga, ouvrage collectif. [S.l.] : Éd. Asuka, 2006. 35-44 pp.

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