Au Japon, le manga est un objet de consommation important. Autour de celui-ci, de nombreux services se sont créés, des rues entières sont consacrées au manga, des musées sur le manga existent, des festivals amènent des milliers de fans chaque année. La publicité pour les animes et les mangas sont partout dans les rues les plus fréquentées. Et les maisons d’éditions au Japon qui publient des mangas prennent une place très importante dans le secteur de la presse. La raison d’un tel engouement au Japon pour le manga, c’est la société stricte dans laquelle vivent chaque jour les japonais. Lire un manga c’est un moment de détente et c’est un moyen de s’évader quelques minutes. Son évolution durant toutes ces années est impressionnante et son réseau s’agrandit de jours en jours. Malgré tout, le manga baisse un peu de sa popularité à cause des nouvelles technologies comme le portable ou l’ordinateur.
Dans les pays francophones, Il est vrai que la bande dessinée japonaise a eu un mauvais départ, mais il a pu grâce à l’éditeur Glénat se rattraper à travers Akira, un film d’animation et un manga poignant. Petit à petit, les maisons d’éditions prennent le risque de publier des mangas, car ils se rendent compte que le public francophone en redemande. Petit à petit, les maisons d’éditions publiant des mangas deviennent importantes, offrant la “vraie” diversité du manga. Le public se rend compte que le manga n’est pas que du “Dragon Ball Z” mais peut être plus doux, plus sensible et plus psychologique. Les jeunes filles s’y intéressent de plus en plus alors qu’au début ce n’était pratiquement que pour un public masculin. Sa forme et son prix permettent à tous de pouvoir l’obtenir facilement. Grâce aux différents genres et types, le lecteur peut trouver des mangas à son goût. La narration et ses codes graphiques, transmettent les émotions et les expressions des personnages. Les histoires font découvrir une nouvelle culture inconnue du lecteur occidental. Pendant quelques minutes l’histoire l’emmène le lecteur ailleurs et lui fait oublier sa vie actuelle en le faisant vivre la vie du héros. Un réseau s’accroit autour du monde manga et les lecteurs peuvent se retrouver chaque année dans des services comme les comickets. Et maintenant, par la commercialisation de “Naruto”, le manga devient une mode. Son évolution est toujours en pleine expansion, et aujourd’hui plus que jamais. D’ailleurs, le fait qu’il y ait une nouvelle forme de bande dessinée manga francophone montre que les fans souhaitent aller plus loin en intégrant leur propre culture, tout comme le Japon l’a fait dans ses mangas.
L’image malsaine du manga est un peu présente mais moins forte qu’à l’époque. Son image change positivement d’année en année et intéressent tous les publics. La brutalité de certaines histoires choque moins et on se lance plus facilement dans l’inconnu des autres styles de mangas comme les Josei et les Seinen, qui sont plus adultes et plus matures.
On peut penser que le manga nous enferme dans un monde irréel et en fait il nous ouvre sur un autre. Grâce à cet intérêt commun, on peut facilement comprendre un français, un belge ou un Italien lecteur.
Pour terminer, je rajouterais que grâce aux mangas, j’ai beaucoup appris sur le Japon et leur manière de penser. Il est vrai qu’il faut mettre des limites à tout et qu’il faut à mon avis en mettre aussi quand il s’agit du monde manga. On peut facilement s’y plonger en laissant de côté des choses essentielles comme la communication avec notre entourage et notre vie active, car ce monde à un côté magique et lorsqu’il s’agit de magie on souhaite toujours y rester.
[...] Conclusion [...]